Journal de bord du Dr. Ayers

Dr. Talen Ayers

Journal de bord

Pourquoi la voix de l’aide de camp me donne-t-elle l’impression d’entendre des coups de marteau ? Un marteau en train d’enfoncer les derniers clous dans le couvercle du cercueil que les Zergs, l’univers et feu monsieur Warren Held ont si gentiment bâti pour nous.

Autant commencer par le commencement, même si je ne doute pas du fait qu’une équipe de sécurité enquêtant sur les évènements (de ce qui, j’en suis certain, sera appelée « la tragédie de Rochenoire ») pourra plus facilement en reconstituer le déroulement en consultant nos communications sur la messagerie personnelle, qui sont bien plus expressives et émotionnelles. Des rafales de mots résonnent dans les étendues spatiales, lancées depuis nos consoles portatives dans les dernières vingt-quatre heures ; nous avons dû nous résoudre à les utiliser comme radios de guerre pour lancer des sorties d’informations vitales depuis les tranchées où nous sommes abrités, tandis que des hordes de huns aux dents acérées arpentent le no man’s land.

Mes excuses, je me suis laissé prendre à ma métaphore. Des réserves terriblement limitées de nourriture, eau, espoir oxygène peuvent avoir cet effet sur vous. Il manquera à cette entrée la poésie de mes précédents billets, et vous m’en voyez fort désolé, cher lecteur.

Était-ce il y a déjà une semaine que nous étions acculés dans le réfectoire ? J’aurais dit des années, mais Jake me dit que seulement sept jours se sont écoulés depuis que Held a lâché ses monstres dans nos quartiers d’habitation, transformant ces couloirs jadis si aseptisés en véritable abattoir. Il est vite devenu évident que nous devions à tout prix agir car, même si nos minces portes et barricades semblaient rester à l’épreuve des griffes zergs, notre choix de retranchement nous avait placés directement entre un dément et l’objet de son plus vif désir : la nourriture lui permettant de se sustenter pour continuer ses expériences. Si ses chères créatures ne nous dévoraient pas, il finirait par trouver un autre moyen de mettre fin à nos jours. Red l’avait résumé à merveille : « On ne peut pas prévoir ce que fera un cinglé pareil. Il faut bouger, et vite. »

Mais comment ? Nous n’avions pas d’autres armes que le pistolet du major Treicher, déjà presque vide. Nous savions que les zerglings s’étaient répandus dans tout le centre et familiarisés avec les lieux. Leur nouveau terrain de chasse. Neuf zerglings piqués au cocktail spécial dont Held leur avait chargé les veines. Neuf zerglings rôdant dans un espace étriqué regorgeant d’alcôves et de coins sombres. Et, par une sorte d’abjecte symétrie du destin, neuf êtres humains frappés de terreur, manque de sommeil et absence générale de formation militaire. L’arme de Treicher (et la canne du Dr Martine) étaient loin de pouvoir porter nos espoirs.

L’aide de camp nous apprit que Held avait retiré les puces de localisation normalement implantées sur chaque spécimen, mais que les fonctions de base des bio-moniteurs restaient actives. En d’autres mots, elle pouvait confirmer qu’il restait effectivement neuf zerglings, mais ne pouvait nous dire où ils étaient. Nous avions vu les créatures éventrer les marines stupéfaits, puis entendu les horribles cris d’agonie des équipes d’entretien éparpillées dans le centre. Ces hurlements, qui nous sont parvenus à travers les conduits de ventilation, me hanteront jusqu’à la fin de mes jours.

Ce qui ne nous emmène pas très loin, j’imagine.

Nous avons essayé d’échanger nos idées via les consoles, de calculer nos chances de survie selon les scénarios. Les résultats étaient déprimants, alors chacun s’est efforcé de gérer l’accablement à sa manière. Pamela s’est remise à inventorier nos vivres. Pour la sixième fois. Dan a roulé jusque dans un coin en marmonnant dans sa barbe. Jake et Léah ont tâché de renforcer notre fragile barricade en se tenant parfois la main (à la surprise générale ; quand cette relation a-t-elle donc vu le jour ?), et Vera a décidé de faire du rangement dans la cuisine, une tornade de nettoyage obsessionnel.

C’était un triste petit tableau. Mais d’un seul coup, Branamoor est sorti de sa stupeur et s’est mis à crier à propos d’une navette. Red et moi l’avons saisi et avons réussi à le calmer assez pour qu’il retrouve un semblant de cohérence. Il nous a dit qu’il restait une navette à la porte 4, celle d’un membre d’équipage qui d’après lui s’était fait dévorer. Nous aurions apprécié de le savoir plus tôt. Red a fait tourner son doigt devant son oreille, ce qui était sans doute le diagnostic le plus pointu possible à propos d’Helek Branamoor, mais le bruit a attiré l’attention de Dan, qui s’est mis à tapoter sur sa console avant de s’éclaircir la voix avec un sourire.

« Je viens d’interroger l’aide de camp, et la navette de transport Marguerite 8 est à quai à la porte 4, prête à décoller. »

Red a alors eu quelques mots colorés à propos de l’aide de camp. Il y en a certains que je n’avais jamais entendus de ma vie, mais leur signification implicite a suffi à me heurter les oreilles. La raison pour laquelle l’automate n’avait pas proposé la possibilité d’une route de sortie aussi évidente m’échappait mais, comme je l’ai déjà dit, l’intelligence artificielle n’a jamais été ma spécialité.

Dan s’est contenté se secouer la tête en ricanant, et a parlé de trop en demander à un système antique. Il a ensuite affiché une carte en fil de fer du centre sur sa console et nous nous sommes rassemblés pour établir le chemin le plus court et le moins dangereux vers ce noble vaisseau. Notre salut. L’intrépide Marguerite 8.

Jake fut le premier à remarquer que Léah avait disparu. Le Dr Martine s’était apparemment faufilée de l’autre côté de notre barricade et de la porte dans l’agitation ambiante. Était-ce un acte de suicide ? Il a fallu retenir Jake pour l’empêcher de se précipiter dehors à sa suite.

C’est là que l’aide de camp a interrompu nos cris pour nous annoncer que le zergling 12-e n’envoyait plus de signes vitaux. Il était mort.

Winlaleah Martine semblait avoir entrepris de dégager le chemin jusqu’à la navette.

Dan a vite demandé à l’aide de camp de localiser sa console personnelle. Léah ne répondait pas à nos messages, mais ça pouvait être compréhensible si elle avait les mains occupées à massacrer des zerglings. Les mains nues, sans vouloir trop insister. Elle était à environ cent mètres devant nous, et entrait à l’instant dans l’ascenseur qui l’emmènerait au niveau du hangar à vaisseaux. À partir de là, nous ne nous sommes pas fait prier pour nous entasser dans le couloir. Le major Treicher a dégainé son pistolet et s’est postée à l’arrière-garde ; Léah s’était manifestement portée volontaire pour l’avant. Je dois dire que jamais de ma vie je n’ai eu plus d’admiration pour un acte de courage qu’à cet instant. Léah avait su que nous autres crânes d’œufs perdrions un temps précieux à mettre au point une stratégie de sortie alors qu’il fallait agir TOUT DE SUITE, pendant que Held comptait encore sur les zerglings pour terminer le travail. J’imagine que c’est une bonne illustration de la différence entre pensée militaire et pensée scientifique.

Alors que nous étions dans l’ascenseur, en route vers le bas, l’aide de camp a signalé la mort d’un autre zergling. Je vais le répéter : Winlaleah était en train d’éliminer ces monstres féroces dans le noir et à mains nues. Même le major Treicher en était bouche bée.

Dan a levé les yeux de sa console. « Elle est presque à la baie d’embarquement ! »

La porte de l’ascenseur s’est ouvert, et nous avons découvert un couloir jadis blanc désormais maculé de sang et de fluides. Jake a sursauté : le cadavre de zergling le plus proche avait la moitié d’une canne en métal enfoncée dans la gueule, mais ses crocs étaient aussi couverts de sang rouge, humain.

Jake a crié : « Léah ! » et nous avons tous regardé vers l’autre côté du couloir, pour apercevoir une ex-fantôme barbouillée de sang se retourner vers nous en boitant. Elle a hoché la tête et appuyé sur le panneau d’ouverture. La porte s’est ouverte avec un sifflement, et nous avons crié de joie. J’ai fait mine de me précipiter vers l’avant, mais une main m’a fermement attrapé par l’épaule. C’était Jake.

« Attendez. Elle… il y a quelque chose qui ne va pas. »

Et sans un regard en arrière, le Dr Winlaleah Martine a franchi la porte et l’a verrouillée derrière elle.

Le bruit des moteurs de la navette est rapidement venu confirmer nos craintes : nous avions été trahis.

Jake restait hébété, les yeux rivés sur la porte. J’étais le seul assez proche pour entendre les mots qu’il a prononcés d’une voix faible et amère tandis que la navette décollait de Rochenoire.

« Elle m’a balayé comme… comme un insecte. Comme si je n’avais pu rentrer que pour voir ce qu’elle voulait que je voie, avant d’être chassé. »

Et puis juste un murmure :« Je crois que je n’avais pas compris l’étendue de son pouvoir. »

Red nous a ensuite prouvé qu’il avait été loin d’épuiser son vocabulaire lors de sa précédente bordée d’injures. Dan tapotait toujours sur sa console, essayant de craquer le système de navigation du Marguerite 8, avant de maudire « ces saletés de programmes régressifs » en laissant tomber l’appareil sur ses genoux. Le major Treicher a entrepris de tirer la moitié de canne du zergling puis l’a attachée à sa hanche avec la ceinture de sa blouse. Encore une fois, c’est elle qui nous a remis les pieds sur terre.

« Silence, tous. On est désormais séparés de nos vivres et de tout moyen correct de se défendre. Il reste sept zerglings dans le centre, et je ne tire pas assez bien pour tous les abattre avec seulement six balles, même si je les vois avant qu’eux nous voient. Alors faites chauffer vos cerveaux et trouvez-nous un plan pour tuer ces saloperies, pour que je puisse garder une balle pour Held. »

Nous nous sommes rassemblés et avons fait le tour des possibilités. Elles étaient peu nombreuses, et pitoyables.

Puis Red a une idée. Ça ne pouvait être que lui, bien sûr, l’homme le moins diplômé mais avec le plus d’esprit pratique. Il a commencé par confesser l’existence de l’alambic à eau-de-vie qu’il avait monté dans le Tourmenteur « expérimental » au fond de son garage. Alors oui, tout le monde sauf Branamoor et Treicher était déjà au courant (et avait profité de ses services), mais nous avons tous simulé au moins un semblant de surprise. Treicher a roulé des yeux et a grommelé à Red de continuer.

Il nous a dit qu’il pourrait bricoler les injecteurs du Tourmenteur pour envoyer son éthanol artisanal (mélangé à un zeste de plasma) dans le système de ventilation, et que si Dan pouvait gérer les panneaux mobiles qui séparaient les bouches d’aération d’un niveau à l’autre, il devrait y avoir assez de son joli cocktail pour mettre le feu à chacun des niveaux et incinérer les zerglings sans endommager le système de pressurisation du centre. Et en théorie, l’aide de camp pourrait nous tenir informés du nombre de victimes.

Je lui ai serré la main. Je ne sais pas trop pourquoi, mais ça m’a semblé être la chose à faire. Dan a levé un de ses foisonnants sourcils, hoché la tête, et dit qu’il se pouvait bien que Red vienne de tous les sauver. Puis il s’est repenché sur sa console. Red s’est retourné vers Treicher en bredouillant qu’il tenait l’idée d’elle, quand elle s’était inquiétée du danger posé par la présence de produits inflammables dans un espace fermé.

Elle lui a répondu : « Mais je m’inquiète toujours, Einstein. À votre avis, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir respirer une fois que vous aurez brûlé tout notre oxygène ? »

Red s’est contenté de hausser les épaules.

« C’est sûr, c’est un pari risqué. Soit on tombe bien et on crame les niveaux contaminés en premier, soit on tombe mal et… bah il faut faire en sorte de bien tomber. Mais quoi qu’il en soit, major, il va me falloir une escorte jusqu’au garage. Et vous êtes la seule armée. »

Alors nous nous sommes à nouveau entassés dans l’ascenseur, décidant que c’était l’endroit le plus facile à défendre maintenant qu’il y avait sûrement des rôdeurs dans le réfectoire. Heureusement, Vera avait pensé à verrouiller les portes de la cuisine derrière nous après notre départ ; un trouble obsessionnel compulsif peut parfois avoir son utilité. Les niveaux du garage et de l’atelier se trouvaient juste sous celui du hangar, donc nous n’avons pas eu beaucoup à descendre. Nous avons souhaité bonne chance à Red et Treicher, et refermé la porte.

Via nos consoles, nous avons reçu quelques détails descriptifs sur les restes répugnants d’un pauvre technicien de maintenant, puis… il a eu des coups de feu. Nous avons tous retenu notre souffle.L’aide de camp nous a annoncé qu’il ne restait plus que six zerglings dans le centre. Puis Treicher nous a annoncé qu’il ne restait plus qu’une balle dans son chargeur. Mais ils avaient atteint le garage, et Red était déjà en train de faire parler sa magie mécanique pendant qu’elle montait la garde à l’entrée. Pendant de temps, Dan a terminé de relier le contrôle des panneaux mobiles de la ventilation directement à sa console.

Notre intense concentration a été interrompue par un feulement suivi du bruit reconnaissable de griffes affutées par des siècles d’évolution spécialisée raclant contre la porte de l’ascenseur. Un zergling nous avait trouvés et il ne lui faudrait que quelques minutes pour pénétrer à l’intérieur de notre frêle bunker. Peut-être seulement quelques secondes. Dan a ouvert les panneaux donnant sur le couloir et adressé un message urgent à Red.

« Envoyez ce que vous pouvez tout de suite, ou nous sommes tous morts. »

Dix longues secondes se sont écoulées. Red ne répondait pas. Cinq secondes de plus. Puis il y a eu un bruit merveilleux, magnifique et salutaire : le chuintement de l’éthanol. Le zergling s’est immobilisé un instant en entendant le bruit, et il y a eu un instant de silence surnaturel avant qu’il se mette à redoubler d’efforts. La porte a commencé à fléchir.

Et enfin, un bref message est arrivé de la console de Red :

« Planquez vos fesses. »

PCHHHHHHIOUUUU !

C’est en tout cas ma meilleure approximation du bruit qui nous a sauvés la vie et est devenu le deuxième plus beau son jamais entendu de ma vie. Le zergling, lui, a… hurlé. Puis l’aide de camp nous a fait savoir qu’un nouveau Zerg venait de cesser de transmettre.

L’air était devenu brûlant dans l’ascenseur, mais nous avons sauté de joie tout de même. Qu’est-ce donc qu’un peu de sueur entre amis survivants ?

Dan et Red ont alors entrepris de cuire toute une série de niveaux, les choisissant en combinant leurs estimations aux données de l’aide de camp. Et laissez-moi vous dire une chose : je préfèrerais mettre mon argent sur une prévision de ce duo que sur une information solidement confirmée par n’importe quelle autre source du secteur de Koprulu.

Cinq zerglings. Quatre. Trois. Deux.

Dan a dit qu’il avait quelques éléments semblant pointer vers la position des deux dernières créatures. Son hypothèse était qu’ils se déplaçaient probablement ensemble.

C’est là que Red a envoyé le message le plus percutant de la soirée.

« Ils sont là. »

Les zerglings étaient dans le garage. Depuis le début, apparemment, à rôder dans les ombres. Rusés petits monstres.

Suite à la dernière descente antialcoolique du major Treicher, Red avait installé un système de verrouillage à distance de la porte du garage dans son Tourmenteur modifié. Il l’a utilisé pour enfermer les deux créatures à l’intérieur, avec lui. C’était à l’extérieur de cette porte que Treicher montait la garde.

« Ces petits salopards sont coincés avec moi, major. Descendez coller votre dernière balle dans le crâne de Held pour moi, d’accord ? »

Treicher n’était pas contente. Nous non plus. Red n’a répondu à nos refus, ni à nos supplications de trouver une autre solution, ni à nos remerciements inconsolables. Comme vous pouvez sans doute l’imaginer, il était occupé. Et il savait qu’il n’y avait qu’un moyen.

Nous avons reçu un ultime message de sa part : « Vous aviez raison, major. Ce truc est effectivement dangereux. Évitez de sombrer dans l’alcool, les enfants. »

Pchiouuu.

Puis le silence.

L’aide de camp a alors dit : « Le zergling numéro 04-e n’émet plus de signes vitaux. Le zergling numéro 07-e n’émet plus de signes vitaux. »

Mais cette fois-ci, nous n’avons pas sauté de joie.

Red a donné sa vie pour nous. Pour un ramassis d’académiciens hautains qui n’ont jamais vraiment su apprécier son génie, sa vivacité d’esprit ou son courage. Et je jure qu’il ne sera jamais oublié.

Il nous restait le problème du xénophobe fou barricadé sous nos pieds avec accès à des armes, des produits chimiques, et des mois de conspiration démente. Dan a essayé d’obtenir de l’aide de camp qu’elle nous ouvre les portes, ou au moins qu’elle nous aide à localiser Held. Mais le pauvre automate nous a dit qu’elle était refoulée par les systèmes de sécurité empilés autour de cette partie ultra-super-secrète du centre. Même Branamoor, brièvement poussé à un semblant de cohérence, n’a pas pu nous révéler quoi que ce soit.

Mais… il n’arrêtait pas de regarder vers le Dr Langridge. Qui n’arrêtait pas de regarder ses propres mains d’un air gêné.

Je voyais bien qu’il y avait quelque chose, et ça m’a suffi pour intervenir. J’ai demandé à notre botaniste embarrassée ce qu’elle savait sur les niveaux inférieurs. Elle ne m’a pas répondu, alors le major Treicher a levé son pistolet et posé la même question que moi, mais à un volume sonore considérablement plus élevé.

Et Vera Langridge nous réservait une jolie petite surprise.

« Je travaillais au niveau encore en-dessous de Held, a-t-elle murmuré, yeux baissés vers le sol. Mes recherches au labo de botanique servaient principalement à donner le change. Sur ordre de l’empereur. Sur ordre direct de l’empereur. »

Branamoor avait repris sa litanie ce-n’est-pas-de-ma-faute. Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait, mais j’en avais eu plus qu’assez ; alors je l’ai frappé. Avec une certaine force. Il est tombé en arrière sur le postérieur et, miraculeusement, a fini par la fermer.

Vera avait accès aux niveaux inférieurs. Treicher nous a tous ramenés vers l’ascenseur en disant qu’elle gardait sa dernière balle pour Held mais n’aurait pas trop d’objection à la déposer entre les deux yeux de Langridge si elle s’avisait de nous faire d’autres cachotteries.

En arrivant, nous avons trouvé une porte ouverte, un Protoss balafré et silencieux dernier survivant des expériences de Held, et ma Talise. Apparemment, Held avait enfin réussi à surmonter sa peur des Protoss et avait tourné le dos un instant, permettant à Talise de libérer le rescapé.

Le major avait encore sa dernière balle, mais le Protoss n’avait pas laissé beaucoup de crâne où la loger.

Jake s’est entretenu avec lui, un certain Kaeon, et m’a dit qu’il avait « fusionné » avec le cerveau de Held d’une manière qui semblait chargé d’implications religieuses. Et d’une rage insondable.

Et donc, nous y voilà. Enfermés sous douze étages d’expériences gouvernementales ultrasecrètes, deux autres étages de recherches encore plus confidentielles, et sous l’odeur un rien envahissante des zerglings grillés.

Les plantes de Vera se sont révélées formidablement utiles, nous fournissant un peu d’oxygène, un peu de nourriture, et un peu de miséricorde. Il est difficile d’en vouloir impitoyablement à quelqu’un qui ne faisait que suivre les ordres auxquels nous avions tous accepté d’obéir.

Mais le pardon est facile à accorder lorsqu’on compte sa vie restante en jours. Je n’ai jamais été très porté sur la prière, mais il est vrai que je n’ai jamais non plus eu beaucoup besoin d’une aide extérieur.

Mon Dieu, faites que quelqu’un nous trouve.

T.A.

Message de l'aide de camp 33-27

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